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L’Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement engagé Airbus pour construire un vaisseau spatial conçu spécialement dans le but de ramener les premiers échantillons de roches martiennes sur Terre. En effet, les agences spatiales américaines et européennes sont sur le point de débuter un effort audacieux pour ramener sur Terre des échantillons de roches et de sols martiens. Cette mission impliquera deux robots pour collecter les meilleurs spécimens et un système de livraison élaboré.

L’objectif de ce futur vaisseau spatial, qui sera un véritable vaisseau cargo interplanétaire, est de nous aider à savoir si la vie ancienne a déjà existé sur la planète rouge, en rapportant des échantillons collectés par le rover Perseverance de la NASA.

Le rover Perseverance est une machine robotique à six rouges, dotée notamment de 23 caméras et d’une perceuse. C’est ce rover qui partira à la recherche des signes de vie ancienne sur Mars une fois arrivé à destination, plus précisément dans un grand cratère nommé Jezero.

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Le rover Perseverance de la NASA est conçu pour rechercher des signes d’anciens microbes extraterrestres sur la surface de la planète rouge. Crédits : NASA/JPL-Caltech

Un projet ambitieux

« Ce n’est pas seulement deux fois plus difficile que n’importe quelle mission martienne typique : c’est exponentiel quand on pense à la complexité impliquée », a déclaré David Parker, directeur de l’exploration humaine et robotique, de l’Agence spatiale européenne. « Et ce satellite qu’Airbus va construire, j’aime l’appeler ‘le premier cargo interplanétaire’, car c’est ce qu’il sera. Il est conçu pour transporter des marchandises entre Mars et la Terre », a ajouté Parker.

Tandis que le rover martien Perseverance a été lancé par la NASA (c’est ce dernier qui ira creuser le sol martien pour collecter des échantillons de roches), les européens travaillent à présent sur le moyen de faire revenir ces prélèvements sur Terre.

Le vaisseau, baptisé Earth Return Orbiter (ERO), pèsera 6,5 tonnes et ses panneaux solaires feront 39 mètres d’envergure. Il sera lancé en 2026. Ce seront des moteurs ioniques, alimentés par d’énormes panneaux solaires, qui alimenteront à leur tour son voyage aller-retour.

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La planète rouge a-t-elle jamais abrité la vie ? Les preuves pourraient se trouver dans ses roches. Crédits : Kees Veenenbos/Space4Case

Le fait de ramener des roches depuis Mars sur Terre impliquera le travail de plusieurs robots de la NASA et de l’ESA, travaillant ensemble. Il s’agit de la « mission de retour d’échantillons martiens », dite MSR, de l’anglais Mars Science Return. Cette dernière a pour objectif la collecte d’échantillons de sol martien et leur retour sur Terre à des fins d’analyse. Seuls des échantillons de sol soigneusement sélectionnés sur place pour leur intérêt potentiel tout en disposant du contexte géologique permettront (une fois ramenés sur Terre) d’effectuer des analyses poussées grâce aux équipements lourds qui n’existent que sur notre planète, et ainsi de fournir des informations permettant de retracer l’histoire de Mars et de déterminer si la vie a existé, et sous quelle forme.

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Dans un premier temps, un atterrisseur de la NASA (encore inconnu à l’heure actuelle), transportant un « fetch rover » construit par l’ESA, récupérera des échantillons collectés par le rover Perseverance, le premier maillon sur site de la mission (explorateur et excavateur), et les placera dans l’atterrisseur (sans nom actuellement). Puis, une petite fusée de la NASA, nommée Mars Ascent Vehicle, ou MAV, amènera ensuite ces échantillons sur l’orbite de la planète rouge.

Puis, une fois en orbite autour de Mars, ERO collectera ces échantillons de roches martiennes et tentera de retourner sur Terre. Il libérera ensuite la capsule (de la taille d’un ballon de football) au-dessus du désert de l’Utah en 2031.

C’est ensuite que les scientifiques étudieront les roches et le sol rapporté à l’aide de techniques avancées, y compris certaines qui n’ont pas encore été inventées. Dans tous les cas, ces échantillons permettront de mieux comprendre l’histoire de Mars et de savoir si la planète a déjà supporté des formes de vie microbiennes.

Source : BBC

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