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Après avoir envoyé différentes missions spatiales vers la Lune, c’est une autre cible que vise aujourd’hui la Chine : l’astéroïde 2016 HO3. L’agence spatiale chinoise souhaite y envoyer, dès 2024, une mission automatisée afin d’étudier la composition de l’objet et d’en prélever des échantillons dans le but de les ramener sur Terre. Pour ce faire, la Chine invite tous les acteurs souhaitant se joindre à elle à participer au projet.

L’Administration spatiale nationale de Chine (CNSA) envisage une mission robotique qui renverrait sur Terre des échantillons d’un astéroïde et rendrait visite à une comète. En outre, elle invite les autres agences spatiales à se joindre à ce projet. La mission de dix ans, qui n’a pas encore été officiellement approuvée par le gouvernement, pourrait être lancée à partir de 2024, selon le responsable de la coopération internationale de la CNSA, Yang Ruihong.

Le Japon et les États-Unis possèdent actuellement des engins spatiaux orbitant des astéroïdes et, en 2010, la mission japonaise Hayabusa a été la première à rapporter sur Terre des échantillons d’astéroïdes. La CNSA souhaite encourager les instituts de recherche étrangers à proposer des projets scientifiques embarqués dans cette mission, qu’ils soient développées indépendamment ou en collaboration avec des partenaires chinois, selon des informations publiées par l’agence le 19 avril.

Étudier l’astéroïde 2016 HO3 et en ramener des échantillons

La mission poserait une sonde sur l’astéroïde 2016 HO3, situé à environ 5.2 millions de kilomètres de la Terre, puis reviendrait en orbite terrestre et larguerait au sol une capsule contenant un échantillon. Le petit astéroïde — également appelé Kamo’oalewa, un nom hawaïen qui fait référence à un objet céleste oscillant — aurait moins de 100 mètres de diamètre et a été découvert en 2016.

asteroide 2016 ho3

Schéma montrant l’orbite de l’astéroïde 2016 HO3 autour de la Terre. Crédits : Nature

Il est classé comme un quasi-satellite : il tourne constamment autour La Terre, mais est trop éloigné pour être considéré comme un satellite classique. En effet, la distance maximale entre la Terre et HO3 est environ 100 fois supérieure à celle de la Lune.

Après avoir visité HO3, l’engin chinois entreprendra un périple de sept ans au-delà de Mars, jusqu’à la ceinture d’astéroïdes du Système solaire. Là, il étudiera la comète 133P/Elst–Pizarro, située à plus de 300 millions de km de la Terre, qui est parfois également classée comme astéroïde en raison de sa localisation. Cependant, comme une comète, 133P libère de la poussière et des gaz créant une « queue » cométaire.

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La mission a pour objectif de trouver des indices sur la formation et l’évolution de petits corps dans le Système solaire et sur leur interaction avec le vent solaire. Elle doit également comparer leurs compositions avec celles de matériaux sur Terre, afin d’éclairer les origines de la vie sur notre planète.

En février, l’engin spatial japonais Hayabusa 2 s’est posé à la surface de l’astéroïde Ryugu pour collecter un échantillon qu’il doit ramener sur Terre l’année prochaine. OSIRIS-REx de la NASA étudie quant à lui en détail une cible plus petite, l’astéroïde Bennu, avant de tenter de collecter un échantillon en 2020.

Source : Nature

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