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Des chercheurs ont publié sur leur site internet les résultats d’un sondage qui a permis de classer 9 drogues selon leur dangerosité. Certains résultats pourraient en étonner plus d’un… autant positivement que négativement.

Un sondage sur les risques potentiels de la consommation de 9 drogues récréatives a été réalisé en 2017, avec plus de 115’523 participants de 50 pays, par le Global Drug Survey, un groupe de recherche anglais qui a pour objectif de sensibiliser sur l’usage de ces substances. Les chercheurs se sont basés sur le nombre de fois que les participants ont fini hospitalisés suite à la consommation de substances, afin de déterminer lesquelles seraient les plus nocives.

classement 9 drogues recreatives

Classement des 9 drogues, tous sexes confondus, et séparés. Crédits : Global Drug Survey

Globalement, l’on constate que les trois drogues montrant le plus haut risque d’envoyer leurs consommateurs à l’hôpital ne sont pas forcément des drogues dures : hormis la méthamphétamine qui est en première place, le cannabis synthétique et l’alcool, qui sont respectivement à la 2ème et 3ème place, sont classés parmi les drogues douces.

Étonnamment, avec plus de 10’000 participants qui ont déclaré en avoir consommé au moins une fois, les champignons hallucinogènes (« Magic mushrooms » sur l’histogramme) présentent le moins de risques de causer un séjour à l’hôpital, suivi par le cannabis naturel et le LSD. L’ecstasy, l’amphétamine et la cocaïne se retrouvent au milieu du classement. La comparaison des sexes montre que les femmes semblent avoir plus de chances de finir à l’hôpital.

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Il est important de noter que certaines substances ont été largement plus utilisées que d’autres par les participants (100’000 pour l’alcool contre 1200 seulement pour le cannabis synthétique).

Les scientifiques mettent en garde que ces résultats ne signifient en aucun cas que les derniers du classement ne représentent quasiment aucun danger, et qu’un séjour aux soins médicaux n’est pas l’unique facteur à observer. Évidemment, d’autres risques liés à leur usage existent sans pour autant finir hospitalisé.

Selon le psychiatre de l’addiction et fondateur du Global Drug Survey, Adam Winstock, les principales raisons d’hospitalisation des consommateurs de champignons hallucinogènes sont souvent des blessures accidentelles, résultant de délires ou d’états de panique. De plus, il n’est pas rare que des individus se trompent d’espèce de champignon, et en ingèrent d’autres qui sont vénéneux.

« L’utilisation combinée [de champignons] avec de l’alcool, et de le faire dans des environnements à risque ou inconnus, augmentent les risques de préjudice », ajoute-t-il.

Winstock conseille fortement, pour les personnes voulant tenter l’expérience, de les consommer en lieu sûr et toujours entouré de personnes de confiance. La durée des effets est aussi un facteur non-négligeable. Le LSD peut agir plus de 12 heures, alors que le cannabis ne fait effet que pendant quelques heures.

Depuis 1999, l’équipe du Global Drug Survey se veut informateur des risques potentiels des drogues, non seulement pour les consommateurs récréatifs, mais aussi pour les professionnels de la santé ou les gouvernements. Avec cette étude, elle ne cherche pas à bannir leur usage, mais uniquement à aider à établir une prise de conscience dans le but de réduire le nombre de cas d’hospitalisation.

« Les gens n’abusent pas des psychédéliques, ils ne deviennent pas dépendants, ils ne pourrissent pas tous les organes de la tête aux pieds et beaucoup pensent que leur impact sur leur vie est profond et positif. Mais il faut savoir comment les utiliser », déclare Winstock.

Source : Global Drug Survey

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