Compléments alimentaires : quand sont-ils vraiment nécessaires ?

usage compléments alimentaires
| Pixabay

Déclinés en de multiples variétés, chacune spécialement formulée pour améliorer l’une ou l’autre fonction de l’organisme, les compléments alimentaires représentent aujourd’hui en France un marché de plus de deux milliards d’euros ; une récente étude de marché révèle que 44% des Français ont fait usage de compléments alimentaires dans les douze derniers mois. En tête des ventes : les compléments pour améliorer la digestion, le sommeil et l’immunité. Dans quel(s) cas ces concentrés de vitamines et minéraux sont-ils véritablement salvateurs ?

Rappelons pour commencer que selon la directive européenne concernant ces produits, on entend par compléments alimentaires « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés ». L’Anses rappelle par ailleurs que ce ne sont pas des médicaments, mais qu’ils sont néanmoins encadrés par plusieurs dispositions réglementaires, aux niveaux européen et national, qui établissent la liste des ingrédients autorisés dans ces produits, ainsi que les doses journalières maximales à ne pas dépasser.

Mieux digérer, perdre du poids, renforcer son système immunitaire, limiter les effets indésirables de la ménopause, voilà quelques-unes des nombreuses vertus recherchées par les personnes qui consomment ces compléments à titre occasionnel. L’étude de marché menée cette année rapporte que 46% des consommateurs sont particulièrement adeptes de ces produits et en utilisent en continu toute l’année ! Pourtant, en l’absence de pathologie, il est reconnu qu’une alimentation variée et équilibrée suffit à couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels d’un individu. Alors, quand faut-il se tourner vers les compléments alimentaires ?

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Attention au manque de soleil et aux régimes non carnés

Dans la population générale, de surcroît dans les pays développés, les carences en nutriments sont vraiment très rares. Seul le déficit en vitamine D est relativement fréquent, à tout âge. En effet, il existe peu d’aliments apportant une teneur significative en cette vitamine ; elle est donc principalement synthétisée par l’organisme sous l’action des rayonnements UVB du Soleil. Dans des conditions de faible ensoleillement, notamment en hiver, des compléments de vitamine D sous forme de gouttes ou de gélules, tels que ceux proposés par le Laboratoire Granions (granions.fr), peut donc s’avérer particulièrement utile.

Outre ce cas de figure qui concerne une bonne partie de la population, certaines carences en nutriments ne touchent que des groupes particuliers de personnes, à commencer par ceux qui adoptent un régime alimentaire végétalien. En effet, par définition, ces derniers excluent de leur alimentation toute denrée d’origine animale, source exclusive de vitamine B12. Or, cette vitamine est essentielle au bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

De la même façon, un régime qui exclurait les poissons et les produits de la mer pourrait entraîner une carence en acides eïcosapentaènoïque (EPA) et docosahexaènoïque (DHA), des acides gras oméga 3 qui contribuent à la santé cérébrale et oculaire — ils seraient notamment impliqués dans la prévention de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), selon une étude publiée dans Archives of Ophthalmology. Ainsi, les personnes qui font le choix d’écarter définitivement certains types d’aliments de leurs repas ont tout intérêt à réaliser régulièrement un bilan sanguin : si une carence est détectée, les compléments alimentaires peuvent aider à rétablir l’équilibre.

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Les femmes enceintes font elles aussi partie des personnes à qui des compléments alimentaires sont parfois conseillés, sous forme de suppléments de fer, de calcium et/ou de vitamine B9 — des nutriments essentiels au bon développement de l’enfant. Néanmoins, l’Anses rappelle que ces compléments ne doivent pas être pris sans l’avis d’un professionnel de santé : quelques cas d’hypercalcémie néonatale et d’hypothyroïdie congénitale susceptibles d’être liés à la consommation de compléments spécialement formulés pour les femmes enceintes ont en effet été rapportés.

Les femmes souffrant de ménorragies (règles abondantes) peuvent quant à elles pallier une potentielle carence en fer, et ainsi éviter le développement d’une anémie, au moyen de compléments adaptés. Dernière population pouvant tirer parti des compléments alimentaires : les seniors. Considérés comme plus vulnérables de par une moindre efficacité de leurs défenses immunitaires liée à l’âge, nombreux sont ceux qui optent pour une cure de vitamines à l’approche de l’hiver. Mais c’est surtout la mal- ou dénutrition qui doit être prise en compte : beaucoup de personnes âgées, isolées, ne se nourrissent plus ou mal et sont ainsi privées des nutriments essentiels à leur santé.

Dans tous les cas, avant d’entamer la prise d’un complément alimentaire, il est vivement conseillé de se renseigner auprès d’un professionnel de santé, d’autant plus pour des produits riches en vitamines et minéraux, qui peuvent entraîner un risque de dépassement des limites de sécurité ! Finalement, seule une preuve de carence peut réellement justifier la prise de compléments alimentaires, qui ne pourront jamais se substituer à une (vraie) alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie privilégiant le sommeil et intégrant une activité physique régulière.

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