Coronavirus : Les frontières européennes pourraient bien rester fermées aux voyageurs américains cet été

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À Times Square (New York), les gens maintiennent la distance sociale pour empêcher la propagation du coronavirus. | Johannes Eisele/AFP

Tandis que les frontières à l’intérieur de l’Europe ont rouvert depuis le 15 juin 2020, l’Union européenne s’apprête à présent à rouvrir ses frontières extérieures à compter du 1er juillet 2020. Cependant, cette réouverture va se faire dans un ordre dispersé, selon l’évolution de la pandémie de coronavirus dans chacun des pays. De ce fait, les frontières européennes pourraient bien rester fermées pour les voyageurs américains, en raison de l’incapacité apparente des États-Unis à contrôler la propagation du virus.

Cela signifie que les États-Unis rejoindront peut-être la Russie et le Brésil sur la liste des pays dont les résidents ne seront pas autorisés à se rendre en Europe cet été.

Au moment de la rédaction de cet article, les États-Unis comptent déjà plus de 2,39 millions de cas de COVID-19 et ont enregistré plus de 122’900 décès. Soit plus de deux fois plus de cas et de décès que le deuxième pays avec le nombre de cas et décès liés au coronavirus le plus élevé dans le monde, le Brésil, un pays qui compte deux tiers de la population des États-Unis (respectivement 209,5 millions contre 328,2 millions).

Après de rudes efforts maintenus durant des mois, de nombreux pays européens ont réussi à « stabiliser » la courbe d’infection du virus, et connaissent un nombre considérablement plus faible de nouvelles infections et de nouveaux décès.

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L’aéroport de Madrid, en Espagne, dimanche dernier. Crédits : Bernat Armangue/AP

Depuis mi-mars 2020, l’Union européenne a interdit l’accès des visiteurs américains, en dehors des « voyages essentiels », mais cette restriction est susceptible de changer à partir du 1er juillet, lorsque le bloc prévoit de rouvrir ses frontières. Cependant, à présent, il n’est pas clair si les États-Unis feront partie des pays qui seront autorisés à se rendre dans les pays européens dès ce moment-là, mais il est fort probable que cela ne soit pas le cas.

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Le président américain Donald Trump avait fermé les frontières américaines aux voyageurs européens en mars 2020, mais à l’époque, la situation était essentiellement inverse : les États-Unis commençaient seulement à être touchés par le nouveau coronavirus (ou du moins à le constater), tandis que les pays européens, en particulier l’Italie, voyaient une augmentation exponentielle du nombre de nouvelles infections et de décès.

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Par ailleurs, hier, Authony Fauci, épidémiologiste américain et directeur de l’Institut national des allergies et de maladies infectieuses (NIAID), a mis en garde contre une « poussée inquiétante » de nouvelles infections. D’autres experts de la santé en Floride, en Arizona, au Texas et en Oklahoma, craignent également que les hôpitaux se remplissent bientôt.

Le fait d’interdire les voyageurs américains d’entrer sur le sol européen cet été pourrait durement frapper l’industrie touristique en Europe, ainsi qu’avoir des effets dévastateurs sur les relations commerciales. Cependant, en ces temps de crise sanitaire, cela sera peut-être une mesure nécessaire pour prévenir l’apparition d’une nouvelle vague en Europe.

À l’heure actuelle, l’UE n’a pas encore finalisé sa liste de pays. Cette dernière est attendue au début de la semaine prochaine et sera révisée toutes les deux semaines.

Sources : CNBC, New York Times

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