En fouillant dans les fonds marins du Pacifique, des scientifiques ont découvert de nouvelles espèces de vers marins, et se sont basés sur la série Game of Thrones pour en nommer une partie.

En 2015, une opération de l’Institut française de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), lancée en coopération avec une association européenne, a été menée dans la zone de fracture de Clarion-Clipperton, dans l’océan Pacifique, afin de prélever et décrire de nouvelles espèces du milieu.

Cette longue zone de fracture marine se situant à l’ouest du Mexique possède, sur plus de 6 millions de km2 de lit océanique, la plus importante quantité de nodules polymétalliques au monde, des roches composées en grande partie de minéraux comme le cuivre, le manganèse, ou encore le nickel, et qui auraient donc une importance économique. Elles se situent à plus de 4000-6000m de profondeur, ce qui en fait également une région où les espèces y habitant sont peu connues.

Le groupe y a prélevé un nombre important d’espèces marines inconnues faisant partie des polychètes, des vers que l’on peut apercevoir autant au bord des plages que dans les abysses océaniques.

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Plus de 17 espèces ont pu être nommées, donnant également naissance à 4 nouveaux genres. Mais les chercheurs n’ont pas déterminé au hasard les noms de leurs découvertes. Fans de Game of Thrones, ils ont apparemment tenu à montrer leur intérêt pour la série en se basant sur ses personnages et sur la morphologie des vers pour les nommer, comme vous pouvez le voir ci dessous.

Abyssarya acus

Abyssarya acus. Nom basé sur Arya Stark du livre de George R. R. Martin. « Abyssarya » provient du latin « ăbyssus » signifiant « sans limite », comme le personnage. Crédits : Paulo Bonifácio

Bathyfauvelia glacigena

Bathyfauvelia glacigena. Le nom de l’espèce « glacigena » provient du latin « glăcĭēs » (glace), et du mot grec « gennó » (né), et signifie « né de la glace », en référence aux marcheurs blancs. Crédits : Paulo Bonifácio

Le meilleur pour la fin…

Hodor hodor

Hodor hodor. Ils n’ont pas oublié l’un des héros les plus appréciés de la série, en attribuant son nom pour le genre et l’espèce de ce polychète. Crédits : Paulo Bonifácio

En plus des nouveaux genres créés, ils ont également établi une nouvelle forme de classification de l’arbre évolutif des polynoidés, rassemblant la plupart des sous-familles dans un seul groupe, en se basant sur leurs caractéristiques morphologiques, liées à leur milieu d’habitat.

Cette recherche montre qu’il reste encore beaucoup d’espèces abyssales à découvrir, mais aussi à protéger de l’exploitation des ressources par l’Homme, conduisant à la destruction de l’écosystème et de leurs habitats. Les nodules polymétalliques étant très présents dans la biodiversité de la région, sont sous contrôle de l’autorité internationale des fonds marins, afin d’éviter toute exploration abusive de ce milieu.

Sources : IfremerThe Zoological Journal of The Linnean Society

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