La recherche de vie extraterrestre fait aujourd’hui partie de nombreuses missions spatiales sous l’impulsion du développement de l’astrobiologie au cours des dernières années. Que ce soit par la détection d’exoplanètes potentiellement habitables ou l’identification d’indices de vie microbienne par les rovers, les agences spatiales ont intégré cette nouvelle dimension à leurs objectifs. Mais la NASA souhaite franchir une nouvelle étape en tournant également ses efforts vers la recherche de technosignatures.

Grâce à des missions comme Kepler et HARPS, 3815 exoplanètes ont été confirmées à ce jour dans 2853 systèmes planétaires. Avec l’accroissement de ce catalogue d’exoplanètes, la question d’une vie extraterrestre prend toute son importance. Certains de ces mondes extrasolaires pourraient potentiellement être habitables, c’est-à-dire réunir les différentes conditions géophysicochimiques nécessaires à l’apparition de la vie.

Avec l’émergence de nouveaux instruments d’observation tels que les télescopes spatiaux TESS et James Webb de la NASA, ou les télescopes spatiaux CHEOPS et PLATO de l’ESA, la recherche de vie extraterrestre va prendre un nouvel essor.

Non seulement la NASA souhaite poursuivre ses recherches concernant les planètes potentiellement habitables, mais elle souhaite également axer celles-ci sur les technosignatures.

Les technosignatures sont des signaux dont les propriétés indiquent l’utilisation de technologies particulières. Les activités humaines sur Terre sont à l’origine de l’émission continue de technosignatures, majoritairement des ondes radios dues aux télécommunications, dans l’espace.

Les technosignatures peuvent également prendre la forme de lumières artificielles, de laser, de chaleur ou de composés chimiques atmosphériques polluants. N’importe quelle civilisation intelligente émet donc ces signaux détectables depuis l’espace.

« En avril 2018, le Congrès a montré un nouvel intérêt pour la recherche de technosignatures par la NASA dans sa mission de recherche plus globale de vie extraterrestre » explique la NASA dans un communiqué.

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« Dans le cadre de cet effort, l’agence organise l’Atelier de la NASA sur les Technosignatures à Houston du 26 au 28 septembre 2018, avec l’objectif d’évaluer l’état actuel du domaine, les pistes de recherche les plus prometteuses concernant les technosignatures, et où les investissements doivent être réalisés en priorité pour faire avancer le sujet » ajoute-t-elle.

seti telescopes technosignatures

Le réseau de radiotélescopes de l’Institut SETI scrute le ciel en permanence à la recherche de technosignatures extraterrestres. Crédits : SETI

Plusieurs projets et organisations non-gouvernementaux cherchent également des indices de vie extraterrestre dans l’Univers. C’est par exemple le cas de l’Institut SETI fondé par les astronomes Carl Sagan et Jill Tarter, ou encore le projet Breakthrough Initiatives fondé par l’entrepreneur Yuri Milner avec le soutien de Stephen Hawking.

Cependant, la NASA s’est très peu impliquée dans ces projets, se contentant de mener un programme de recherche dans le cadre de SETI pendant une année dans les années 1990, avant d’abandonner pour des raisons politiques.

Toutefois, aujourd’hui, la volonté affirmée de la NASA d’orienter ses missions dans cet objectif semble avoir relancé la recherche de technosignatures extraterrestres. « La découverte de fluctuations lumineuses du spectre de l’étoile de Tabby en 2015 par Kepler a conduit la communauté scientifique à s’interroger sur la présence potentielle d’une mégastructure artificielle, bien que, par suite, les astrophysiciens aient conclu à l’existence d’un nuage de poussières qui en serait la cause » explique la NASA.

« Néanmoins, le cas de l’étoile de Tabby a révélé l’utilisé d’analyser les anomalies dans les données issues des différentes observations spatiales, car des indices de technosignatures pourraient émerger de ces anomalies ». L’arrivée d’instruments d’observation plus performants devrait aider plus efficacement les astrophysiciens dans cette tâche. Et si vous souhaitez suivre les différentes discussions de cet atelier, les débats sont retransmis en direct par la NASA.

Source : NASA

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