Aux États-Unis, un enfant a échappé de peu à la mort après avoir été victime du tétanos, mais ses parents ne souhaitent toujours pas le faire vacciner. Un cas qui pourrait se reproduire plus souvent dans un pays où l’abstinence vaccinale est en croissance.

Alors qu’il jouait tranquillement dehors, un garçon âgé de 6 ans s’est blessé au front. Ses parents ont nettoyé et recousu l’ouverture de la blessure comme il le fallait, mais ce à quoi ils ne s’attendaient pas, c’est de voir que l’enfant commençait à avoir des spasmes musculaires incontrôlés et une forte contraction de la mâchoire, 6 jours après avoir pansé sa plaie.

Sa situation ne s’améliora pas dans la journée, avec l’apparition de difficultés respiratoires, ce qui incita finalement les parents à faire appel aux urgences. Le diagnostic, qui a été rapidement réalisé à l’hôpital, a révélé qu’il souffrait du tétanos, infection contre laquelle ses parents n’avaient jamais autorisé la vaccination.

À son arrivé à l’hôpital, il était incapable d’ouvrir sa bouche. Les médecins l’ont mis sous ventilation pour lui permettre de respirer. La meilleure manière d’atténuer les spasmes était de le placer dans des conditions de stimulation minimale en le mettant dans une pièce sombre avec des bouchons d’oreille.

Depuis l’apparition du vaccin dans les années 40, le nombre de cas de tétanos a fortement diminué dans les pays développés. Une baisse de plus de 95% de cas a été enregistrée aux États-Unis, et les cas de décès sont extrêmement rares.

Mais lorsque l’infection se répand, le système nerveux central est affecté par la toxine produite par Clostridium tetani, la bactérie responsable de la maladie. Les spasmes apparaissent généralement en premier sur les muscles de la mastication, pour ensuite se répandre dans tout le corps, y compris le muscle cardiaque, le plus mortel s’il est atteint.

Dans la nature, C. tetani se trouve dans le sol, et il peut être présent sous forme de spores résistants à des conditions extrêmes, qui se propagent partout, y compris dans la voie digestive. Mais la bactérie reste sans danger tant qu’elle n’entre pas dans une plaie.

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La vaccination s’effectuant en 5 doses n’avait jamais été réalisée sur le pauvre garçon, qui est le premier cas d’infection dans l’État de l’Oregon depuis plus de 30 ans. Il resta en soins hospitaliers durant 8 semaines, dont plus de 47 jours de soins intensifs. Une dose du vaccin antitétanique ainsi que des anticorps lui furent administrés durant les premiers jours.

Mais les cambrures de son dos et de sa nuque (symptômes typiques dus aux contractures des muscles) se sont aggravées, et d’autres problèmes ont fait leur apparition, comme de la fièvre, de l’hypertension, et de la tachycardie. Il se remit à marcher et courir sans assistance seulement 1 mois après la période de réhabilitation.

Malgré les nombreux avertissements de prévention et le coût astronomique des soins, les parents ont refusé une seconde dose de vaccin pour leur enfant.

Dans l’État de l’Oregon, la vaccination des enfants en bas âge est obligatoire pour certaines maladies comme que la diphtérie, le tétanos, la rougeole, ou encore la poliomyélite. Mais, comme dans la plupart des autres États américains, des exceptions sont possibles, pour des raisons religieuses et philosophiques principalement. L’Oregon possède le plus haut taux d’exemptions du pays, qui continue d’augmenter.

« Alors que de plus en plus d’exemptions non médicales signifient que moins d’enfants soient vaccinés, la grande majorité des parents et des tuteurs de l’Oregon choisissent toujours d’immuniser complètement leurs enfants », explique Stacy de Assis Matthews, coordinatrice juridique des écoles de vaccination du programme de vaccination de l’Oregon.

Cependant, avec la progression de la baisse de vaccination, il y a peu de chances qu’un autre cas de tétanos ne soit pas déclaré à nouveau durant les 30 prochaines années.

Source : Centers of disease Control and Prevention

6 Réponses

  1. claude

    pareil pour ma fille autiste .les médecins n’ont peur de rien ..normal c’est pas leur enfant.

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  2. Yb

    Tant pis, que le sélection naturelle emporte les plus crédules et, hélas, leurs enfants

    Répondre

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