Combien d’humains la Terre peut-elle supporter ?

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L’ONU affirme que la population mondiale atteindra 8 milliards d’habitants en novembre, alors même que le jour du dépassement sera atteint le 28 juillet. En d’autres termes, passé cette date, nous puiserons plus de ressources renouvelables que la planète est en mesure d’en fournir, mettant en péril notre avenir. En 2050, les prévisions s’obscurcissent encore : nous serons près de 10 milliards, beaucoup trop pour que le gaspillage des ressources et le changement climatique puissent être résolus, sans compter l’émergence probable de nouvelles pandémies. Alors combien d’humains peut réellement supporter la Terre, sans craindre pour la survie de notre espèce ?

La population mondiale a doublé en 40 ans, passant de 3 milliards en 1960 à 6,5 milliards en 2005. Le taux record de croissance a été atteint entre 1965 et 1970, quand la population a augmenté d’environ 2,1% par an. Aucune augmentation aussi rapide ne s’est jamais produite avant le XXe siècle, et il ne s’en produira vraisemblablement jamais plus.

Néanmoins, l’ONU projette dans un rapport que la population mondiale actuelle (de 7,94 milliards) devrait atteindre 8 milliards le 15 novembre 2022, puis environ 8,5 milliards en 2030 et 9,7 milliards en 2050. Elle devrait atteindre un pic d’environ 10,4 milliards de personnes au cours des années 2080 et se maintenir à ce niveau jusqu’en 2100. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, souligne : « C’est un rappel de notre responsabilité partagée de prendre soin de notre planète, et un moment pour réfléchir aux domaines dans lesquels nous ne respectons pas encore nos engagements les uns envers les autres ». En effet, pour supporter un nombre conséquent d’êtres humains, la Terre doit rester viable, et donc nous devons en prendre soin, si nous ne voulons pas courir à notre perte.

Les trois scénarios de la démographie humaine

L’ONU se base sur un « scénario moyen », dans lequel la fécondité baissera. Elle est de 2,3 enfants en moyenne par femme aujourd’hui et devrait atteindre 2,2 enfants dans 30 ans, puis 2,1 enfants en 2050 et 1,8 en 2100. Il s’agit du scénario le plus probable, celui du retour à l’équilibre, avec une fécondité assurant le remplacement des générations. Mais il existe deux autres scénarios.

À supposer que la fécondité diminue moins vite, et se situe à terme 0,5 enfant au-dessus, la population atteindrait 10,5 milliards en 2050 (scénario haut). Dans le cas où elle diminue plus vite, pour arriver 0,5 enfant en dessous, la population n’atteindrait que 9,7 milliards (scénario bas), puis se mettrait à diminuer, inexorablement, jusqu’à l’extinction. Dans ce scénario, le principal moteur de cette évolution serait une fécondité fortement réduite dans les pays en développement.

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Projections de la population mondiale avec scénario haut et bas (en milliards). © UN DESA, World Population Prospects 2019

Il faut préciser que l’augmentation constante de la population est confrontée à la « capacité de charge » de la Terre — le seuil limite de population au-dessus duquel la population mondiale baisse en raison de problèmes sanitaires et de famines.

En se basant sur le scénario moyen, la population tendra inévitablement à diminuer après son maximum, passant de 9,9 milliards en 2150 à 6 milliards en 2200, jusqu’à atteindre le nombre de 2 milliards en 2300, soit le nombre d’habitants que l’on comptait dans le monde en 1927. Mais aurons-nous pour autant des conditions de vie meilleures avec des ressources mieux distribuées, sans famine ni manque d’eau ?

Estimation de la capacité humaine de la Terre

En écologie, il est habituel de manipuler le concept de capacité de charge d’un milieu donné. Il désigne le nombre (maximum ou optimum selon les définitions) d’organismes qu’un territoire donné peut tolérer sans que la ressource végétale ou le sol ne subissent de dégradation irrémédiable. Intuitivement, on comprend que selon l’organisme (puce ou éléphant par exemple), la capacité de charge ne sera pas la même, les besoins de chaque être vivant étant différents.

Pour la population humaine, à l’échelle de toute la planète, il est très difficile d’estimer avec précision le nombre de personnes pouvant vivre sur Terre, en termes de ressources, de place, mais aussi de bien-être.

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Pas plus de 13,4 milliards, estimait Antoni van Leeuwenhoek en 1679. Puis le pasteur Thomas Malthus, un des pères de l’économie politique et de la démographie, estimait en 1798 que la capacité des humains à se reproduire dépasserait un jour celle de produire suffisamment de nourriture. Depuis lors, au moins 90 nouvelles estimations de la capacité humaine de la Terre ont été publiées, avec une fourchette très large allant de moins d’un milliard à plus de 1027 (1000 quadrillions) individus.

Par ailleurs, un rapport de 2001 de l’ONU expose que les deux tiers des estimations sont situés entre 4 milliards et 16 milliards, avec une médiane d’environ 10 milliards. Déjà à cette période, les conclusions étaient sans appel : « L’activité humaine altère la planète à une échelle sans précédent. Davantage de personnes utilisent davantage de ressources plus intensément que jamais auparavant – et laissent une plus grande ‘empreinte’ sur la terre. La pauvreté mondiale ne peut pas être réduite si l’on ne réduit pas en même temps les dommages causés à l’environnement par l’accumulation de richesses et la consommation, ainsi que la croissance démographique. Il faut consacrer plus d’attention et de ressources à équilibrer les besoins humains et environnementaux ». Les estimations récentes sont beaucoup plus basses, particulièrement lorsque l’épuisement des ressources et les problèmes environnementaux sont pris en considération.

Pour Joel E. Cohen, biomathématicien américain, la capacité humaine de la Terre est déterminée par des contraintes naturelles que certains choisiront de souligner, alors que d’autres mettront en exergue des choix dont un grand nombre résultent de décisions prises par des milliards de personnes dans leur vie quotidienne (éteindre la lumière en quittant une pièce, par exemple). Les résultats cumulés de ces actes individuels, parfois inconscients, aboutissent à des choix humains collectifs, par exemple consommer davantage ou moins de carburants fossiles, propager des maladies infectieuses ou les prévenir, dégrader l’environnement ou l’entretenir.

Quoi qu’il en soit, bien que les projections de l’ONU aboutissent à une population de près de 10 milliards en 2050, cette dernière devrait se stabiliser et se réduire à 7 milliards par la suite. En effet, les ressources sur Terre ne sont pas illimitées, la population ne peut donc pas croître de manière exponentielle.

Pression humaine sur la Terre et réchauffement climatique

Bien que la Terre ait connu de nombreuses périodes de changements environnementaux importants, l’environnement de la planète a été exceptionnellement stable au cours des 10 000 dernières années. Cette période de stabilité — l’Holocène — a vu les civilisations humaines émerger, se développer et prospérer. Cette stabilité peut maintenant être menacée. Depuis la révolution industrielle, une nouvelle ère a commencé, l’Anthropocène, dans laquelle les actions humaines sont devenues le principal moteur du changement environnemental global. Cela pourrait voir les activités humaines pousser le système terrestre hors de l’état environnemental stable de l’Holocène, avec des conséquences préjudiciables, voire catastrophiques.

En effet, l’agriculture, l’élevage et la pêche, pour des raisons différentes, traumatisent la planète. Sans compter que selon le dernier rapport de l’IPBES, des milliards de personnes dans les pays développés et en développement, bénéficient quotidiennement de l’utilisation des espèces sauvages pour l’alimentation, l’énergie, les matériaux, la médecine, les loisirs et de nombreuses autres contributions vitales au bien-être humain. L’accélération de la crise mondiale de la biodiversité, avec un million d’espèces de plantes et d’animaux menacées d’extinction, met en péril ces contributions aux populations. Il faut savoir que 50 000 espèces sauvages répondent aux besoins de milliards de personnes dans le monde.

De plus, la survie d’environ 12% des espèces d’arbres sauvages est menacée par la déforestation. D’ailleurs, environ 80% de la déforestation est due à la mise en place des cultures. Selon la tendance de l’urbanisation, observée depuis un siècle et demi, les zones urbaines devraient continuer à s’étendre, empiétant davantage sur les milieux naturels.

Finalement, l’utilisation durable des espèces sauvages et des terres est vitale pour l’humanité. Ceci est étroitement lié à notre capacité à atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies, ainsi qu’à faire face à d’autres défis mondiaux tels que le changement climatique.

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Une croissance différentielle et un avenir opposé

Comme mentionné précédemment, les projections de l’ONU sont basées sur des variations moyennes, qui tablent sur un recul du taux de fécondité et un allongement de l’espérance de vie dans de nombreux pays. Plus de la moitié de la croissance démographique dans le monde d’ici à 2050 aura lieu en Afrique. Proportionnellement, c’est le continent qui connaîtra la plus forte évolution démographique. La population d’Afrique subsaharienne, par exemple, devrait doubler d’ici à 2050. Les perspectives tablent sur un boum démographique notamment parce qu’un grand nombre de jeunes seront en âge de procréer dans les années à venir.

À l’inverse, les populations de 55 pays ou régions dans le monde devraient diminuer d’ici à 2050, dont 26 pays d’au moins 10%. Plusieurs pays devraient voir leur démographie baisser d’environ 15% au cours de la même période, dont la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la Hongrie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, la Roumanie, la Serbie et l’Ukraine. Le renouvellement de la population sera compromis, avec un basculement de la pyramide des âges.

Liu Zhenmin, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, explique : « La relation entre la croissance démographique et le développement durable est complexe et multidimensionnelle. Une croissance démographique rapide rend plus difficile l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim et la malnutrition, et l’augmentation de la couverture des systèmes de santé et d’éducation. À l’inverse, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), en particulier ceux qui concernent la santé, l’éducation et l’égalité des sexes, contribuera à réduire les niveaux de fécondité et à ralentir la croissance démographique mondiale ».

Cette modification de la pyramide des âges offre une opportunité, limitée dans le temps, d’accélérer la croissance économique par habitant : on parle de « dividende démographique ». « Pour maximiser les avantages potentiels d’une répartition par âge favorable, les pays doivent investir dans le développement de leur capital humain, en garantissant l’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité à tout âge et en favorisant les possibilités d’emploi productif et de travail décent », a recommandé le Département des affaires économiques et sociales (DESA) dans un communiqué.

En effet, à court terme, la population en âge de travailler commencera à manquer dans plusieurs pays d’Europe, notamment à l’Est, mais aussi dans certains pays d’Asie comme au Japon. Seule l’immigration pourrait alors fournir la main-d’œuvre nécessaire au financement de ces États. Associées à cet effondrement de l’économie, les ressources de la planète s’épuisent vite. L’ONU, dans le dernier rapport de l’IPBES, exhorte l’humanité à cesser de considérer la nature comme une source de profit à court terme et de se baser sur des « valeurs » liant son bien-être à l’état de notre planète.

Les yeux plus grands que les limites de la planète

Certains experts rejettent l’idée même d’une capacité de charge de la planète, s’appuyant sur le fait qu’il y a quelques centaines d’années, les capacités de la planète à nourrir l’Homme n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. C’est l’Homme qui a domestiqué la nature et qui la conduit dans une voie de production de masse toujours plus grande (la fameuse révolution industrielle), engendrant un basculement radical vers une surconsommation.

En réalité, c’est moins le nombre d’humains qui compte que leur mode de vie. En effet, l’espace disponible sur Terre ne manque pas, mais selon les chercheurs, le problème se situe plutôt dans notre « système socio-économique global ». Initié au XIXe siècle, ce mouvement d’industrialisation est monté en puissance. Le système a commencé à vivre à crédit sur des ressources planétaires fossiles, pour répondre à la demande toujours croissante de ressources alimentaires, d’énergie, de technologies. Or les stocks se sont épuisés beaucoup plus tôt que prévu, car le système s’est emballé, mettant à mal au passage l’équilibre de la planète.

De plus, le deuxième volume du sixième rapport du GIEC expose ainsi que 10% des populations les plus riches de la planète sont responsables de 36 à 45% des émissions globales de gaz à effet de serre. Ainsi, même si l’on divise la population, mais que le mode de consommation est celui des habitants les plus riches, les limites de la planète seront toujours dépassées. D’ailleurs, l’empreinte carbone des plus riches est 175 fois plus importante que les 10% des ménages les plus pauvres.

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C’est pourquoi la population subira des contraintes issues de la surpopulation via le manque de ressources. Elle passera en premier lieu par le manque d’eau potable. Les chercheurs estiment que l’augmentation de la demande en eau, la sécheresse, les vagues de chaleur et l’effondrement des services écosystémiques auront sans aucun doute de lourdes conséquences sur la sécurité alimentaire. Mais l’accès aux ressources alimentaires n’est pas qu’une question de climat, le problème réside plutôt dans la distribution inégale des richesses, exacerbée par les conflits.

Le dernier rapport de l’ONU sur la sécurité alimentaire révèle un tableau sombre, jusqu’à 828 millions de personnes souffraient de la faim en 2021 – soit 46 millions de plus qu’un an auparavant et 150 millions de plus qu’en 2019. On estime que 45 millions d’enfants de moins de 5 ans souffraient d’émaciation, la forme la plus mortelle de malnutrition, qui peut multiplier par 12 le risque de décès chez les enfants. En outre, 149 millions d’enfants de moins de 5 ans présentaient un retard de croissance et de développement en raison d’un manque chronique de nutriments essentiels dans leur alimentation. Selon de nombreux experts, la population se réduira par elle-même, face à ces manques évidents de ressources.

Sans compter que nous avons dépassé 6 des 9 limites de la planète. Ce concept a été défini par une équipe internationale en 2009. Il fixe des seuils à l’échelle mondiale que l’humanité ne doit pas dépasser pour continuer à vivre dans des conditions décentes. Il reprend également l’idée que, depuis plus de 10 000 ans, soit la période qui correspond au régime de l’holocène, la Terre est restée dans un état stable. Mais avec le franchissement de certaines limites, l’écosystème planétaire pourrait être fortement perturbé.

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En 2015, quatre ont ainsi été franchies : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, les perturbations globales du cycle de l’azote et du phosphore et les changements d’utilisation des sols. Depuis le début de l’année, deux sont venues s’ajouter à cette liste : l’introduction de nouvelles substances — comme la présence de plus en plus répandue de plastiques sur Terre — et l’utilisation de l’eau douce. Il reste trois limites qui n’ont pas encore été franchies : l’acidification des océans, la dégradation de la couche d’ozone et l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère. À ce stade, seule la couche d’ozone semble être à peu près préservée, alors que l’acidification des océans empire un peu plus chaque année.

Ce n’est donc pas du point de vue purement mathématique (nombre d’habitants) qu’il faut considérer la capacité de la Terre à nous héberger, mais bien en prenant en compte notre mode de vie, nos activités, le respect de la nature. La population diminuera, quel que soit le scénario envisagé, mais aujourd’hui, il reste à déterminer dans quelles conditions cette humanité réduite pourra vivre sur cette planète que nous voyons brûler de toute part à cause des vagues de chaleur accentuées par le changement climatique.

Concluons cet article par une citation de Robert Barbault, biologiste, spécialiste de la biologie des populations et de l’écologie, en particulier sur la dynamique des populations de vertébrés et l’organisation des peuplements, qui déclarait déjà en 2006 : « Avec l’accroissement prévu de la population humaine, le scénario prévu d’augmentation thermique pour le climat, et surtout si l’humanité dans son ensemble ne détermine pas d’ici là des voies radicalement nouvelles pour conduire les affaires, alors l’horizon est sombre et la sixième crise d’extinction une perspective certaine. […] Il n’y a pas d’agriculture durable autre qu’écologique, il n’y a pas de santé durable autre qu’écologiquement fondée ».

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  1. Article très intéressant qui ne fait que confirmer la nécessité de changer radicalement de culture et donc de système social, économique et politique. La solution ne réside ni dans le capitalisme ni le communisme, ni dans le retour vers le passé. Pour que les problèmes humains soient réglés, il faut changer de système de valeurs et sortir de la gestion de la pénurie pour une économie de l’abondance. Car le sujet que la plupart des écologistes évitent est celui de la rareté artificielle provoquée par le système monétaire. L’idéologie néo-esclavagiste du travail et les frontières nationales ont été créées pour répondre à cette même rareté. Or, tout cela est périmé. Une forme de vie intelligente est celle qui aligne son système social sur son niveau technologique plutôt que de persister indéfiniment dans les mêmes systèmes de croyance indépendamment de la technologie.

    De la même manière que notre cerveau ne convoque pas des assemblées pour savoir s’il faut manger ou dormir, les grandes décisions liées à la gestion des ressources ne doivent plus être confiées aux opinions mais à la méthode scientifique, comme le disait très bien Jacque Fresco (à l’origine du Venus Project). Seule la technocratie permettra l’avènement d’un système holistique et dynamique qui fasse évoluer l’humanité en mobilisant ses pleins potentiels.

  2. Article très intéressant qui ne fait que confirmer la nécessité de changer radicalement de culture et donc de système social, économique et politique. La solution ne réside ni dans le capitalisme, ni le communisme, ni le retour vers le passé. Pour que les problèmes humains soient réglés, il faut changer de système de valeurs et sortir de la gestion de la pénurie pour une économie de l’abondance. Car le sujet que la plupart des écologistes évitent est celui de la rareté artificielle provoquée par le système monétaire. L’idéologie néo-esclavagiste du travail et les frontières nationales ont été créées pour répondre à cette même rareté. Or, tout cela est périmé. Une forme de vie intelligente est celle qui aligne son système social sur son niveau technologique plutôt que de persister indéfiniment dans les mêmes systèmes de croyance indépendamment de la technologie. De la même manière que notre cerveau ne convoque pas des assemblées pour savoir s’il faut manger ou dormir, les grandes décisions liées à la gestion des ressources ne doivent plus être confiées aux opinions mais à la méthode scientifique, comme le disait très bien Jacque Fresco (à l’origine du Venus Project). Seule la technocratie permettra l’avènement d’un système holistique et dynamique qui fasse évoluer l’humanité en mobilisant ses pleins potentiels.

  3. Le danger demographique viendra d’Afrique. Ce continent ne peut actuellement nourrir sa population et ne le pourra encore moins avec son accroissement de sa population prévu. Tous les efforts d’éducation de l’ONU pour controler les naissances doivent se porter sur ce continent pour éviter des conséquences catastrophiques pour le reste de la planète.

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