COVID-19 : selon une étude, les personnes qui marchent lentement ont quatre fois plus de risques d’en mourir

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| Pixabay

Les facteurs de comorbidité pour la COVID-19 (comme de nombreuses maladies) incluent des pathologies et paramètres tels que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le diabète, le poids, l’âge, etc. Dans une approche nouvelle qui ressemble en quelque sorte à un « raccourci » vers l’identification d’un état de santé « à risque », des chercheurs ont voulu savoir s’il existait une corrélation significative entre la vitesse de marche des individus et le risque de décès en cas de COVID-19. Les résultats sont surprenants.

Selon une équipe de chercheurs du National Institute for Health Research (NIHR) Leicester Biomedical Research Centre, dirigée par le professeur Tom Yates de l’université de Leicester, les personnes qui « marchent lentement » (pour reprendre la définition de l’étude) sont presque quatre fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 et ont deux fois plus de risques de développer une forme sévère de la maladie.

Et il ne s’agit pas d’une petite étude : elle a porté sur 412 596 participants d’âge moyen de la UK Biobank. La recherche a examiné l’association relative de l’indice de masse corporelle (IMC) et du rythme de marche autodéclaré avec le risque de contracter une forme sévère de COVID-19 et le taux de mortalité correspondant.

L’analyse a révélé que les « marcheurs lents » de poids normal étaient presque 2,5 fois plus susceptibles de développer une forme sévère et 3,75 fois plus susceptibles de décéder de la maladie que les marcheurs rapides de poids normal. « Les marcheurs lents autodéclarés semblent constituer un groupe à haut risque pour les formes graves de COVID-19, indépendamment de l’obésité », écrivent les chercheurs dans le document, publié dans la revue International Journal of Obesity le 26 février.

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Objectif : une identification rapide des personnes les plus à risque

« Nous savons déjà que l’obésité et la sédentarité sont des facteurs de risque importants », déclare le professeur Yates, auteur principal de l’étude et professeur d’activité physique, de comportement sédentaire et de santé à l’université de Leicester. « C’est la première étude à montrer que les personnes qui marchent lentement ont un risque beaucoup plus élevé de contracter des séquelles graves suite à la maladie, indépendamment de leur poids ».

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« Avec la pandémie qui continue de mettre à rude épreuve les services de santé et les communautés, il est crucial d’identifier les personnes les plus à risque et de prendre des mesures préventives pour les protéger », ajoute Yates. Un autre résultat clé et surprenant de cette recherche est que les marcheurs lents de poids normal sont plus à risque de mortalité élevée que les marcheurs rapides souffrant d’obésité. En outre, le risque était uniformément élevé chez les marcheurs lents de poids normal et les marcheurs lents obèses.

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Association des catégories combinées d’obésité et de rythme de marche avec les formes sévères de COVID-19 et la mortalité. Les barres indiquent l’IC (intervalle de confiance) à 95%. Les chiffres entre parenthèses sont les cas/le nombre total dans le groupe spécifique. L’ensemble est ajusté en fonction de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique, du nombre de maladies, de la privation sociale et du temps de suivi depuis l’évaluation initiale. © Thomas Yates et al.

« Il a été démontré que les marcheurs rapides ont généralement une bonne santé cardiovasculaire et cardiaque, ce qui les rend plus résistants aux facteurs de stress externes, y compris les infections virales, mais cette hypothèse n’a pas encore été établie pour les maladies infectieuses », poursuit Yates. « Alors que de grandes études de base de données de routine ont rapporté l’association de l’obésité et de la fragilité avec le pronostic COVID-19, les bases de données cliniques ne disposent pas actuellement de données sur les mesures de la fonction physique ou de la condition physique ».

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Selon Yates, il serait possible d’utiliser des mesures simples de la condition physique, telles que le rythme de marche autodéclaré (en plus de l’IMC), en tant que prédicteurs de risque pour le pronostic COVID-19. Ainsi, il serait possible d’améliorer les méthodes de prévention pour sauver davantage de vies.

Source : International Journal of Obesity

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