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Quelque chose d’inexplicable s’est passé au musée du Grand Canyon : des seaux remplis d’uranium radioactif ont été retrouvés…

Tout a commencé en mars 2018, lorsque le fils adolescent d’un employé du parc testait son compteur Geiger (qui sert à mesurer un grand nombre de rayonnements ionisants) dans une salle de collection du musée du Grand Canyon. C’est à ce moment-là que le jeune passionné a constaté que l’instrument détectait quelque chose. C’est là que des fonctionnaires ont découvert trois seaux remplis à ras bord de minerai d’uranium hautement radioactif. L’un des conteneurs de 19 litres était tellement rempli qu’il ne pouvait même plus se refermer correctement.

Selon les fonctionnaires du musée, ces seaux se trouvaient là depuis près de deux décennies (bien qu’ils n’arrivent pas, ou ne souhaitent pas expliquer comment ils se sont retrouvés à cet endroit dans un premier temps). Ce qui signifie donc que cela fait environ 20 ans que les touristes et les employés passent à proximité d’une source de radiation dangereuse.

Ce n’est qu’après huit mois de silence de la part de l’US National Park Service (NPS) que cette histoire atteint enfin le grand public. En effet, selon AZ Central, c’est le 4 février 2019 qu’un e-mail a été envoyé à tous les employés du NPS, détaillant toute la débâcle et accusant « l’échec de la haute direction ». L’e-mail a été écrit par Elston « Swede » Stephenson, responsable de la sécurité, de la santé et du bien-être du parc, qui a découvert qu’il y avait de l’uranium et l’a signalé aux responsables des services du parc en juin 2018, quelques mois après sa découverte initiale et son transfert vers un bâtiment différent du parc.

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Crédits : Elston Stephenson/AZ Central

Stephenson, qui était principalement préoccupé par les conséquences sur la santé, a déclaré avoir envoyé des courriers électroniques aux responsables du NPS à plusieurs reprises, dans le but que ces derniers informent le public. Mais après des mois d’attente infructueuse, il a décidé de prendre les choses en main. « Si vous vous êtes trouvés dans le bâtiment des collections du musée du Grand Canyon entre l’an 2000 et le 18 juin 2018, vous avez été exposé à l’uranium », a déclaré Stephenson dans l’e-mail.

Bien que cette exposition n’entraîne pas nécessairement des conséquences dangereuses pour la santé, il a encouragé les employés inquiets à envisager un examen médical. « En particulier en ce qui concerne les milliers d’enfants qui ont participé à des ‘spectacles’ se trouvant à proximité immédiate de l’uranium », a signalé Stephenson.

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Il a également expliqué que, juste à côté des trois seaux, les enfants s’arrêtaient souvent pour écouter les démonstrations du musée, ce qui signifie qu’ils étaient parfois assis à côté d’une substance radioactive pendant 30 minutes, voire plus.

C’est en se basant sur les mesures de rayonnement et les normes de la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC), que Stephenson a estimé qu’en moins de trois secondes, ces enfants ont pu être exposés à des niveaux de rayonnement situés bien au-delà des normes de sécurité fédérales. Concernant les adultes, cela a pu prendre moins de 30 secondes. En réalité, ce que Stephenson a calculé, ce sont des expositions potentielles de plus de 1400 fois le niveau de sécurité de la NRC concernant les enfants, et plus de 140 fois concernant les adultes.

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L’Occupational Safety and Health Administration a envoyé des inspecteurs au bâtiment du musée du Grand Canyon, où des seaux remplis d’uranium ont été localisés. Une enquête est en cours. Crédits : Elston Stephenson/AZ Central

Selon Stephenson, une fois que les techniciens se sont débarrassés du minerai dans une mine proche, ils auraient pris la peine de retourner les seaux radioactifs au musée. En effet, ces derniers ont été retrouvés en novembre 2018 par l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration), qui suivait de près les rapports de Stephenson, et les ont ensuite débarrassés.

Depuis que l’e-mail a été envoyé, Stephenson n’a pas eu de nouvelles du NPS et il a confié à AZ Central qu’il pensait que les responsables souhaitent simplement faire « profil bas ». Néanmoins, le service des parcs a assuré au public que l’uranium avait été officiellement retiré et que les niveaux de rayonnement au musée étaient contrôlés de manière sûre.

À l’heure actuelle, une enquête conjointe impliquant l’OSHA et le département de la santé de l’Arizona est en cours.

Source : AZ Central

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