Il y a plus d’une semaine, l’ESA et Roscosmos tentaient un atterrissage de leur sonde Schiaparelli sur Mars. Malheureusement celle-ci s’est ecrasée à plus de 300 kilomètres par heure. Selon un cadre de l’ESA, il se pourrait qu’un bug informatique soit à l’origine de cet échec.

Le 19 octobre dernier devait avoir lieu l’atterrissage du module Schiaparelli sur la surface de Mars, dans le cadre de la mission ExoMars 2016. Mais lorsque la sonde si situait à quelques kilomètres du sol martien, Schiaparelli et la Terre ont perdu tout contact et ce n’est que plus tard que nous apprenions que celle-ci s’était malheureusement écrasée.

Un des cadres de l’ESA, Andrea Accomazzo, le directeur de la division des missions solaires et planétaires, a expliqué dans la revue Nature qu’un bug informatique pouvait être à l’origine de cet échec. Ce-dernier suppose que la sonde se serait perdue dans le ciel martien, car elle aurait été confrontée à un problème dans « l’agrégation des données provenant des différents capteurs ». À savoir que ces données auraient effectivement pu induire le module en erreur.

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Un modèle de l’atterrisseur Schiaparelli d’ExoMars, avec des scientifiques de l’ESA, expliquant que ce dernier n’a pas réussi son atterrissage sur Mars. Crédits : Kai Pfaffenbach/REUTERS

Alors que la descente de l’atterrisseur a duré six minutes, le problème serait survenu à 4 minutes et 41 secondes après le début de la phase. Pour les spécialistes de l’ESA, le parachute et le bouclier thermique se sont éjectés trop tôt. Les rétrofusées n’ont fonctionné que trois secondes, alors qu’elles auraient dû être fonctionnelles durant environ 30 secondes, mais les données de l’ordinateur ont probablement estimé qu’il avait déjà atterri sur Mars. Tout cela a donc précipité la chute libre de la sonde de 2 à 4 km, avant de s’écraser sur le sol martien à environ 300 km/h.

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Cette photographie prise par le MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) nous révèle l’impact de la sonde Schiaparelli (le point noir, faisant 15 x 40 mètres) ainsi que son parachute (le petit point blanc), gisant sur le sol de la planète rouge. Crédits : NASA/JPL-Caltech/MSSS

Si cette hypothèse est confirmée : ce ne serait au final qu’un moindre mal pour la mission ExoMars 2016 car son objectif premier est de préparer de manière optimale la prochaine mission, ExoMars 2020. De plus, il ne faut pas oublier que le Trace Gas Orbiter (TGO) a été mis en orbite avec succès ! Celui-ci pourra donc commencer à analyser son atmosphère.

Source : Nature

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