Pour la première fois, un implant cérébral sans fil a permis à des primates paralysés de marcher à nouveau !

pont neural electrodes paralysie neuroscience médecine

Cet accomplissement est un immense pas en avant dans le domaine, mais l’équipe sait pertinemment qu’il existe actuellement un certain nombre de limites concernant ce système. En effet, l’interface nécessite encore un ordinateur séparé pour pouvoir décoder les signaux. De plus, ces signaux sans fil ne sont actuellement envoyés que dans un sens : du cerveau aux jambes. Ce qui pose problème car lorsque nous marchons, nos jambes renvoient des informations sensorielles à notre cerveau, l’aidant de la sorte à calibrer notre équilibre et notre coordination. « Dans une étude complète, nous voudrions faire plus de quantifications sur la manière dont l’animal est équilibré lorsqu’il marche et mesurer les forces qu’il peut appliquer », explique Borton.

borton-neuroscience-cerveau-paralysie
David Borton (à droite) a aidé à développer la technologie neurosensorielle sans fil dans le laboratoire du professeur Arto Nurmikko (à gauche). Crédits : Mike Cohea/Brown University

L’équipe souligne tout de même le fait qu’il faudra sûrement encore plusieurs années de recherche avant que ce type de système soit applicable chez les humains. Mais avec de tels dispositifs sans fil, il y a beaucoup d’espoir que cela soit possible un jour. Faute de redonner la possibilité de marcher à des personnes paralysées tout de suite, il faut savoir que ce type de système pourra également être utilisé comme outil de réhabilitation.

« L’idée ici est d’engager le cerveau et la moelle épinière ensemble, afin que nous puissions être en mesure d’améliorer la croissance des circuits pendant la réhabilitation. C’est d’ailleurs l’un des principaux buts de ce travail et un objectif dans ce domaine en général », conclu-t-il.

VIDÉO : Pour la première fois, des primates paralysés marchent à nouveau grâce à un implant cérébral sans fil !

Sources : Nature, Brown University
Image de titre – un pont neural : l’interface développée pour cette étude utilise un implant cérébral pour détecter l’activité du cortex moteur. Sur l’image vous pouvez voir une matrice de microélectrodes, un modèle en silicium du cerveau d’un primate ainsi qu’un générateur d’impulsions utilisé pour stimuler les électrodes implantées sur la moelle épinière. Crédits : Alain Herzog/EPFL

Laisser un commentaire