Actuellement, nous en savons sûrement davantage concernant la surface de la planète Mars que sur nos propres océans, ici sur Terre. Effectivement, nous n’avons qu’une vague idée de sa structure globale et n’avons pu qu’observer uniquement environ 0,05 % de sa surface jusqu’à présent.

Pour vous en faire une idée, l’exploration des océans à hauteur d’environ 0,05 % correspond à une région de la taille de la Tasmanie. Et entre autre grâce à ce plongeur, nous avons un petit aperçu des créatures que nous pouvons y découvrir. Roman Fedortsov est un pêcheur de haute mer basé dans la ville portuaire de Mourmansk, en Russie occidentale, qui donne sur la mer de Barents, une mer relativement peu profonde qui s’ouvre dans l’océan Arctique. Pêchant dans toute la région côtière de l’océan Arctique, Fedortsov partage régulièrement des images des créatures des profondeurs qu’il aperçoit.

Et, bien que nous puissions tous imaginer (ou penser que nous savons) à quoi ressemblent certains poissons, tels que les Lophiiformes par exemple, il en va autrement lorsque nous pouvons en voir un en gros plan, dans une paume de main :

Pourquoi ces poissons-là sont-ils tous noirs ? Hormis le rouge, le noir est la meilleure couleur à aborder en haute mer pour éviter d’être repéré. Comme ces créatures vivent dans la « zone crépusculaire » de l’océan, autrement connu comme le mésopélagique (zone mésale), qui s’étend d’une profondeur de 200 à 1000 mètres en dessous de la surface. Au-dessous du mésopélagique se trouve la zone bathyale, qui s’étend de 1 000 à 4 000 mètres de profondeur. C’est le plus grand de tous les étages océaniques et à partir de 1 000 mètres, la lumière n’y pénètre plus. En effet, cela signifie que ces créatures ne traitent que les moindres indices de pénétration de la lumière, et comme le noir des profondeurs absorbe toutes les longueurs d’onde de la lumière, sans la réfléchir, ils sont invisibles dans leur habitat naturel.

Cela s’applique également pour les créatures des eaux profondes de couleur rouge, comme l’explique le National Ocean and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis : « Les animaux noirs absorbent toutes les couleurs de la lumière disponible, et les animaux rouges apparaissent aussi noirs; Il n’y a pas de lumière rouge à réfléchir et leur corps absorbe toutes les autres longueurs d’onde disponibles dans la lumière. Ainsi, prédominent les animaux rouges et noirs ». Comme par exemple, celui-ci :

Bien qu’il s’agisse ici d’images de pêche, il est évident que ces créatures se porteraient mieux dans leur habitat naturel, dans les eaux profondes, et encore en vie. Ces images nous donnent tout de même l’occasion de découvrir ces espèces encore si peu connues, et d’en apprendre un peu plus sur la vie sur Terre. Espérons qu’un jour des chercheurs puissent se mobilier pour aller étudier ces créatures sous-marines.   Voici donc encore quelques clichés des créatures que le pêcheur partage avec nous :

Sources : Roman Fedortsov, Scientific American, NOAA

4 Réponses

  1. ybor

    Comme je l’ai déjà écrit sur un autre lien, il semble qu’on va maintenant pêcher en eaux profondes (à moins que ce ne soit scientifique), ce qui laisse supposer que les poissons de surface se sont faits rares, très, très rares et que l’on se voit obligé d’aller les chercher dans les abysses marins… Il n’y a donc aucun pays ou des pays capables de lancer un moratoire sur la pêche maritime et d’interdire la pêche industrielle pendant au moins dix ans, le temps que les stocks de poissons se reconstituent… Tout fout le camp sur la planète, les forêts, la biodiversité, les animaux qu’on trucide sans réelle utilité et pour le plaisir, le tout évidemment, pour se garnir les comptes bancaires de fric, de dollars qu’un jour on sera obligés de bouffer car on aura décimé la Nature… Dernièrement, un reportage faisait état de la grande disparition des espèces marines méditerranéennes, dont les sardines et les anchoies, tellement pêchées qu’il n’en reste plus… Les thons en Méditerranée ont pratiquement disparu aussi… On va continuer à pêcher industriellement pendant combien de temps encore avant de s’apercevoir que tout devient iréversible et nos mers et océans dévastés, dépeuplés !?

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    • Kyle

      La 6ième extinction des espèces est en cours. Au lieu de se remettre en cause, on continu de plus belle, par exemple en étendant la pêche dans les zones profondes après avoir décimés les poissons de surface. Aucune espèce intelligente ne ferait cela. Cela revient à faire la politique de la Terre brulée.

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