L’Étoile noire ainsi que l’Étoile de la mort ne sont maintenant plus à présenter, il s’agit de la force de frappe la plus destructrice de l’Empire, capable de détruire des planètes entières en quelques minutes grâce à un rayon ultra-puissant. Le dernier film de la franchise Star Wars, Rogue One, remet d’ailleurs sur le devant de la scène l’Étoile Noire. Bien que nous soyons pleinement dans le domaine de la science-fiction, il est possible de donner quelques explications sur la physique qui se cache derrière ce rayon destructeur de planètes.

La première planète détruite en totalité par l’Étoile noire est la planète Alderaan. Cette planète présente à peu près les mêmes caractéristiques, en terme de taille et de masse, que la planète Terre. Ainsi, pour connaître l’énergie nécessaire à la destruction d’une planète telle que la Terre, il nous faut d’abord connaître deux paramètres : la masse et le rayon de celle-ci. La Terre possède une masse de 5.97 x 1024 kg et un rayon de 6371 km.

La structure d’une planète est maintenue par la gravité. En d’autres termes, tous les éléments composant une planète, de son noyau à sa surface, sont liés entre eux par la gravité. Il est donc possible de déterminer une énergie de liaison gravitationnelle, c’est-à-dire l’énergie permettant la cohésion entière de la planète. Une planète étant assimilable à une masse sphérique possédant une densité d’énergie uniforme (l’énergie de liaison est uniformément répartie sur l’ensemble de la structure), il est alors possible de calculer cette dernière via la formule suivante :

energie cohesion
Avec « Mp » la masse de la planète et « Rp » le rayon. Dans le cas de la Terre, l’énergie de liaison gravitationnelle est égale à 2.25 x 1032 J. Pour détruire une planète, il est nécessaire de fournir une énergie supérieure à son énergie de liaison gravitationnelle. Ainsi, pour réduire en morceaux une planète semblable à la Terre, il faudrait fournir une énergie supérieure à 2.25 x 1032 J. Si cette énergie devait être déployée sous forme de rayon laser ; Par comparaison, les lasers actuels les plus énergétiques ne dépassent pas le mégajoule, soit 1 x 106 J. Nous pouvons donc être tranquilles pendant encore un petit moment, le rayon destructeur de planètes n’est pas pour tout de suite.

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Une réponse

  1. Côme Xavier

    Bonjour,

    Ne faudrait-il pas rajouter l’interaction forte et/ou l’interaction électromagnétique dans votre calcul d’énergie de cohésion de la terre? Sont-elles négligeables?

    Xavier Côme

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