COVID-19 : les cas asymptomatiques dans les écoles pourraient être un facteur majeur de propagation

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Une classe du collège Henri Matisse à Nice, le 1er septembre 2020. | Eric Gaillard/ REUTERS

Depuis le début de la pandémie, le monde est confus au sujet du potentiel de propagation du coronavirus par les enfants dans les écoles : sont-ils oui ou non des vecteurs importants de la pandémie ? Un enfant asymptomatique est-il suffisamment infectieux pour constituer une menace silencieuse dans les foyers ? De précédentes études ont déjà apporté des éléments de réponse et actuellement, des chercheurs réfléchissent à des solutions visant à enfin déterminer avec certitude si oui ou non, les enfants constituent un risque majeur ou non. Répondre à cette question avec des preuves scientifiques à l’appui est d’une importance capitale au moment où deux nouvelles variantes majeures se propagent déjà dans le monde entier.

Selon la plupart des scientifiques, c’est une évidence : les cas asymptomatiques sont un facteur clé de la propagation de la COVID-19 dans les écoles. En effet, la majorité d’entre eux pense qu’entre 30 et 40% des adultes ne présentent aucun symptôme de la maladie le jour du test, même s’ils ont été infectés. Pour les enfants, cependant, ce chiffre serait plus élevé.

« Il est probablement plus proche de 50% pour ceux qui sont à l’école secondaire, alors que pour les garçons et les filles à l’école primaire (6 à 11 ans généralement), environ 70% ne présentent pas de symptômes même s’ils ont contracté le virus », déclare le professeur Martin Hibberd de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Cela représente une grande proportion des porteurs asymptomatiques de la maladie au sein d’une population. Mais répondre à cette question avec des preuves scientifiques (issues de tests par exemple) est d’une importance capitale au moment où deux nouvelles variantes majeures (britannique et sud-africaine) se propagent.

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D’ailleurs, ce que l’on ne sait pas encore, c’est la « quantité de virus » transmise par cette cohorte de jeunes porteurs asymptomatiques. Il s’agit d’une question d’une importance capitale, qui jouera un rôle clé dans la détermination de l’évolution de la COVID-19 au sein de la population dans les prochaines semaines, selon les chercheurs. Malheureusement, une réponse définitive sur la contagiosité des jeunes reste pour le moment hors de portée, bien qu’il existe des preuves suggérant que les personnes qui ne présentent pas de symptômes peuvent avoir une charge virale plus faible, ce qui signifie qu’elles sont moins susceptibles d’infecter d’autres personnes.

Une tendance en corrélation avec l’âge

Cette tendance est en corrélation avec l’âge, de sorte que les jeunes enfants ont une charge virale plus faible. Par conséquent, ils sont moins susceptibles de présenter des symptômes — et aussi moins susceptibles de transmettre le virus. « C’est une possibilité réelle, mais nous ne pouvons pas encore en être sûrs », déclare Hibberd.

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Pour valider cette hypothèse et pour répondre à la première question, une solution serait simplement d’augmenter les tests dans les écoles. Cela nécessiterait le déploiement à grande échelle de tests rapides, en particulier avec la méthode du flux latéral, qui est facile à administrer et donne des résultats en moins d’une demi-heure. Il est toutefois moins précis que le test PCR standard par écouvillonnage, et les chercheurs craignent qu’un niveau élevé de faux négatifs ne conduise à une plus forte propagation de la nouvelle variante, plus infectieuse, du SARS-CoV-2.

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Cependant, les scientifiques soulignent que les tests rapides sont plus efficaces pour repérer les individus ayant une charge virale élevée que ceux ayant une charge plus faible. « Nous savons qu’une charge virale élevée est un facteur clé de la transmission du virus, donc même si nous ne pouvons pas détecter tous les porteurs, nous avons plus de chances de repérer les enfants qui sont plus susceptibles de transmettre le virus », explique Hibberd.

« Et des tests fréquents utilisant d’autres technologies – comme le test d’amplification isotherme – pourraient réduire encore le taux de faux négatifs. Cependant, nous devons nous assurer que nous disposons d’un système de test compétent dans les écoles avant de pouvoir en être sûrs », ajoute-t-il.

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